Concernant le club, c’est un nouveau projet avec la fusion entre les deux clubs de la ville. Il fallait s’inscrire dans ce projet en amenant sa personnalité, ses idées en osmose avec le Président Gérard Soler.

Pour ceux qui vous connaissent peu, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours professionnel ?

Jean-Guy Wallemme : En tant que joueur, ma carrière professionnelle a débuté en 1986 avec le Racing Club de Lens. J’y suis resté jusqu’en 1998. Durant ces 12 années, j’ai d’abord pris connaissance de la 1re division. J’ai ensuite découvert la coupe d’Europe et y ai participé 3 fois. L’apogée de cette période est évidemment le titre de champion de France obtenu en 1998.
Je suis ensuite parti à la découverte du championnat anglais dans le club de Coventry. J’y suis resté pendant 6 mois avant de revenir en France et signer à l’AS Saint-Etienne qui évoluait alors en 2e division et était bien placé pour remonter. Ne voulant pas casser l’équilibre de l’équipe, les dirigeants de Saint-Etienne et moi-même avons conclu d’un commun accord que je serais prêté pendant 6 mois au FC Sochaux Montbéliard. Suite à la montée de l’ASSE, j’ai donc intégré l’équipe l’année suivante et j’y ai joué pendant 2 ans. Pour finir ma carrière, j’ai décidé de revenir au RC Lens à l’âge de 35 ans pour une dernière saison au cours de laquelle nous avons fini vice-champion de France.

En ce qui concerne ma carrière d’entraîneur, j’ai commencé au Racing Club de France en région parisienne. J’ai, par la suite, eu plusieurs expériences dans différents clubs nationaux ou à l’étranger (Rouen, KSK Renaix en Belgique, Roye en CFA, Paris FC en National).
En 2008, je suis revenu au sein de mon premier club, cette fois-ci en tant qu’entraîneur, au RC Lens qui venait de redescendre en 2e division. Dès la première saison, nous sommes remontés en 1re division avec en prime le titre de champion de Ligue 2. Suite à la montée, je suis encore resté pendant deux saisons en maintenant le club dans l’élite.
Ensuite, je suis devenu sélectionneur du Congo pendant un an. La deuxième année, j’ai cumulé ce poste avec celui d’entraîneur de l’AJ Auxerre.
S’en est suivi plusieurs expériences à l’étranger, notamment en 1re division algérienne pendant deux années et en 1re division marocaine pendant une saison.
Avant mon arrivée au C’Chartres Football, j’entraînais l’équipe de Dieppe qui évoluait en CFA l’an dernier.

Cela fait 4 mois que vous êtes à Chartres, quel est votre sentiment, autant sur le club que sur la ville ?

Jean-Guy Wallemme : Dans un premier temps, je me focalise sur le club, car c’est pour exercer mon métier que je suis ici.
Concernant le club, c’est un nouveau projet avec la fusion entre les deux clubs de la ville. Il fallait s’inscrire dans ce projet en amenant sa personnalité, ses idées en osmose avec le Président Gérard Soler. Je le connais d’ailleurs très bien puisque l’on a déjà travaillé ensemble pendant deux ans à l’AS Saint-Etienne.
Comme tout projet, mais encore plus quand il s’agit d’une fusion dans laquelle deux entités se regroupent, c’est l’entame de saison et les résultats sportifs qui peuvent valider le travail et la mise en place effectués.
Il ne faut pas oublier que c’est un projet sur deux ans et que le chemin à parcourir est encore long. Nous ne sommes pas encore totalement à la moitié de notre 1re saison, et même si pour le moment les choses se passent correctement, il faut rester attentif et continuer à travailler afin de se donner les moyens d’y arriver.
Dans un second temps, en ce qui concerne la ville, c’est un plus. En effet, c’est une ville agréable. Si je devais la comparer avec d’autres villes dans lesquelles j’ai pu travailler, elle me fait penser à un mix entre Rouen et Auxerre. Il y a un aspect médiéval et un cours d’eau, l’Eure (l’Yonne pour Auxerre). C’est également une ville dans laquelle on trouve des petites places très agréables pour y vivre au quotidien.

Qu’est-ce qui vous a convaincu que le projet du C’Chartres Football était le bon ?

Jean-Guy Wallemme : Dans un premier temps, ce qui m’a convaincu, c’est le fait de connaître le président. La relation entraîneur/président est nécessaire et primordiale pour réussir. Il est indispensable d’être sur la même longueur d’onde.
Dans un second temps, le fait d’avoir rencontré les élus de la ville, dont Monsieur le Maire, Jean-Pierre Gorges, m’a conforté dans mon choix.
En effet, ce n’est pas une très grande ville mais elle dispose de différents clubs sportifs à des niveaux très intéressants. Monsieur le Maire dispose d’une réelle volonté de faire évoluer le football un cran au-dessus. C’est pour cette raison qu’on s’y attelle et que l’on met tout en œuvre pour y arriver. La réunion de ces différentes conditions m’a amené à accepter ce challenge.

Vous avez eu du succès en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Aujourd’hui on se demande ce qui vous a procuré le plus de plaisir… votre titre de champion de France avec le Racing Club de Lens en tant que joueur en 1998 ou la montée et le titre de champion de Ligue 2 avec le même RC Lens en 2009 en tant qu’entraîneur cette fois-ci ?

Jean-Guy Wallemme : Le titre de champion de France en tant que joueur restera gravé à jamais, c’est extraordinaire comme sentiment.
Cependant, faire remonter le club en tant qu’entraîneur était à cette époque une urgence. Humainement, c’était beaucoup plus difficile à gérer. En tant qu’entraîneur, nous sommes assujettis à beaucoup plus de contraintes et d’exigences. Il y a une nécessité de penser aux autres alors qu’en tant que joueur la vision est plus individualiste même si il faut évidemment avoir en soi un côté collectif également.
La descente du club en 2008 avait fait très mal, c’était une réelle exigence de remonter immédiatement. C’était délicat, car j’ai longtemps fait partie de ce club, je le connaissais depuis très longtemps, je connaissais les supporters que l’on croisait.